Technique expérimentale d’une culture d’ Artemia salina en moins de 20 jours
I – GénéralitésLes
Artemia salina sont des crustacés très employés comme l’une des premières nourritures vivantes destinée aux alevins ou comme nourriture riches aux adultes, en fonction du stade larvaire. L’évolution de l'
Artemia salina du cyste à l’adulte dépend étroitement de nombreux paramètres physico-chimiques et de la biodisponibilité du phytoplancton consommé. De nombreux travaux sur l’élevage intensif des
Artemia salina ont montré qu’en fonction du phytoplancton utilisé (taille, valeur nutritive, toxicité phytoplanctonique etc), la croissance et la viabilité d’une population d’
artemia ne sont pas toujours optimales. Le point crucial pour cette étude a été de montrer l’intérêt d’un choix multiple en espèces phytoplanctoniques adaptées aux différents cycles de développement de l’artemia. Les paramètres physico-chimiques et édaphiques ont été abordés dans l’article de maintenance des
Artemia salina.
II – La stratégieLa stratégie de cette étude a été d’apporter avec un système de goutte à goutte, différentes espèces phytoplanctoniques cultivées séparément associées à un élevage de zooplancton fin : les radiolaires. Les radiolaires sont des protistes, appartenant à la classe des actinopodes. Ils sont de très petite taille (de 50 à 200 µm en moyenne). Les Radiolaires, sont marins, vivent pour la plupart à l'état d'individus isolés. Il peut exister des colonies de radiolaires. Les radiolaires ont un squelette siliceux, le corps unicellulaire est entouré d’une membrane chitineuse d’où sont émis des pseudopodes. Les radiolaires se nourrissent de phytoplanctons, de bactéries et de microorganismes marins fins.

Culture des radiolaires sur agitateur électromagnétique :
Les espèces phytoplanctoniques utilisées sont : la
Chlorella Stigmatophora (environ 10 µm), qui est une algue unicellulaire aussi riche, d’un point de vue nutritif, que la spiruline. La
Dunaliella salina, aussi grosse que la Chlorella, est une micro-algue capable de produire énormément de caroténoïdes. Les
Scenedesmus sp. qui sont des micro-algues pluricellulaires non mobiles, composées de 4 cellules. Et
Nannochloropsis oculata qui mesure 2 µm de long, micro-algue très utile dans l’élevage des rotifères marins.

Tous ces microorganismes sont cultivés à part, dans des bioréacteurs séparés et protégés de toute contamination possible.
III – La techniqueLes cystes éclosent dans un récipient brassé (agitation par agitateur magnétique) non aéré. La salinité est de 1030 à 25°C. Au bout de 48 heures, les nauplii sont isolés et lavés à l’eau de mer stérile puis injectés dans un bac de 15 litres de grossissement (salinité : 1025, température 26°C, éclairage artificiel 18h - 1W/ litre d’eau). Ce bac reçoit le mélange phytoplanctonique et radiolaire, de manière discontinue.

Au fond, on observe les tuyaux d'alimentation en phytoplancton
Un tuyau de vidange réglé sur le même débit que les 5 arrivées du phytoplancton et des radiolaires, permet de maintenir le système « semi-ouvert ». Afin d’éviter que les nauplii soient éliminées pendant la vidange, un diffuseur en céramique est fixé à l’amont du tuyau de vidange. Ce diffuseur est nettoyé à l’acide (HCl 6N) toutes les semaines pour éviter le colmatage. Le bac est brassé avec un diffuseur à air classique. Les bulles sont de grosses tailles pour éviter l’écumage des nauplii. Les nauplii vont rapidement grossir et muer frequement (l'ancienne cuticule pend souvent à l'extremité de la "queue"). Au bout, dune quinzaine de jours, les artemia donneront des subadultes semblables aux adultes, mais les femelles ne présentent pas de sacs ovigères, à ce stade là. Au bout de 17 jours, les premières reproductions se déroulent sans problème et l'on commence à persevoir les sacs ovigères des femelles.
IV - Les cycles de reproduction
EN COURS DE REDACTION : PROTOCOLE EXPERIMENTAL NON VALIDE POUR LE MOMENTCommentaires
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Je suis entouré de Trolls, c'est un échec et non un constat. :-)